Suite à la campagne de désinformation menée par le maire sur les finances communales, nous avons souhaité recadrer le débat par la lettre ouverte ci
dessous
Les élus du groupe de l’opposition
587 rue Hector DESPRET
59460 JEUMONT
Jeumont, le 15 janvier 2009
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE DIRECTEUR GENERAL DES
SERVICES
Monsieur le Directeur Général des Services,
Comme vous le savez, une étude sur les finances communales, quelle que soit sa qualité, n’est qu’un
« instantané » et les chiffres, hors de leur contexte, peuvent prêter à toutes les interprétations. Ce type d’étude n’a d’intérêt pour la commune que lorsqu’elle est regardée en
l’appliquant à son projet (sa genèse, ses objectifs).
Vous venez, il y a peu, de prendre vos fonctions à la direction des services municipaux. Aussi, nous avons voulu, par ce
courrier, porter à votre connaissance toutes les précisions que nous jugeons nécessaires pour la bonne compréhension de l’évolution de la ville ces dernières années.
Mais, tout d’abord nous vous invitons à prendre connaissance des commentaires dans les comptes rendu des Conseils
Municipaux portant sur les budgets que nous avons présentés. Vous constaterez que pendant que notre opposition (la majorité de maintenant) nous demandait de baisser les impôts pour cause
d’excédent budgétaire,nous avons, nous, sans cesse, alerté les élus et informé la population sur la fragilité financière de la ville. Il n’y a donc pour nous, aucune surprise sur la faible marge
financière de la ville. Elle existe depuis plus de 20 ans et nous avons pendant 13 ans maîtrisé les problèmes qui en découlaient. Par contre, vous comprendrez aussi que la panique qui semble
gagner aujourd’hui les socialistes jeumontois sur ce sujet n’est pas due à une situation soudaine, elle est due à leur refus d’entendre nos nombreux
avertissements.
La préoccupation essentielle de la ville de Jeumont, comme pour tout notre territoire, c’est la perte d’habitants, perte
qui risque de perturber encore plus gravement l’équilibre social de la cité, déjà fragilisé par la faiblesse du potentiel fiscal local.
Nous avons donc fait le choix audacieux de renforcer l’attractivité de la commune en travaillant sur les équipements et
l’habitat pour développer une sorte de mixité sociale « à l’envers ».
Le projet ANRU a été élaboré en ce sens comme la colonne vertébrale d’un projet plus complet.
Rappelons d’abord que la convention prévoit un investissement de 55 M€ pour un apport de 2,6 M€ par la ville ce qui représente un ratio de subvention par rapport aux dépenses jamais atteint pour notre ville.
Sur les grands équipements :
La rénovation de la salle MONTAIGNE permet de remplacer une salle usée et malcommode par un nouvel équipement plus
spacieux, mieux isolé, sécurisé et modulable pour adapter les volumes aux activités pratiquées.
La création de la Maison de l’Initiative et de l’Emploi, au cœur du Lambreçon permet de donner une mission et une
identité à ce quartier, la MIE devant accueillir le centre social autour duquel nous avions prévu une réorganisation de toute l’action sociale.
Le programme initial du projet de gare numérique a été conçu à l’époque dans le cadre du volet développement économique
du GPV (Grand Projet de Ville) et proposait un véritable investissement de l’agglomération dans les nouvelles technologies. Son fonctionnement relevait donc tout naturellement de la compétence
« développement économique » de l’agglo. L’obligation qui nous a été faite d’introduire des équipements culturels dans LA GARE nous a amené à modifier nos objectifs quant au
fonctionnement et nous avons opté pour une politique de transfert de charges sur cette partie.
Comme vous le voyez, il n’était pas question, pour ces projets, d’augmentation des charges mais plutôt de redistribution
des efforts.
On peut inclure dans ce groupe la salle des sports prévue aux roquelles mais, par contre, la médiathèque, elle, est une
véritable charge supplémentaire. Au moment où il est confirmé que c’est l’éducation et la formation qui représentent les meilleures garanties pour l’avenir de nos enfants, on ne pouvait accepter
que dans notre ville de 10 000 h.,la lecture, base de la formation et de l’éducation, se fasse dans un réduit où, malgré l’implication généreuse des bénévoles, aucune action pédagogique
d’envergure n’était possible.
Dans le reste du programme, le financement de l’investissement et du fonctionnement de la maison de la petite enfance
était assuré tout comme la mise en valeur des ruines du château.
La signature de la convention FISAC devait permettre l’étude et la réalisation progressive d’un nouveau centre
ville.
Comme vous le constatez, monsieur le Directeur Général des Services, sans minimiser les difficultés budgétaires que nous
connaissons bien, mais sans les exagérer de façon outrancière, il y avait un projet. Ce projet avait une assise financière et, même si des ajustements devaient encore être faits, il y avait une
attention en répondant aux attentes rapportées par les études sociales, il y avait une volonté en mobilisant les énergies et toutes les compétences possibles , il y avait un sens en donnant un
horizon à nos efforts.
Aujourd’hui, l’inquiétude qui est la nôtre, c’est l’immobilisme depuis mars 2008, aucune tenue des finances, aucun
programme d’économies n’a été mis en place et des projets importants ont été stoppés pour des motifs futiles. Mais il n’est pas trop tard et c’est certainement un bon signe que les finances de la
ville puissent supporter d’avoir été autant négligées ces derniers mois.
Si les crises internationales que nous allons traverser nous obligent à être prudents et réactifs, nous pouvons encore,
nous le devons, conserver l’essentiel de notre projet de ville.
Pour cela, dans le cadre de vos compétences techniques, et, bien entendu, uniquement dans ce cadre, vous trouverez auprès des élus de l’opposition, toute l’attention et toute l’aide qui seront
nécessaires aux intérêts de la ville.
Veuillez agréer, monsieur le Directeur Général des Services, nos respectueuses salutations.
Mesdames
Rosanne LEROY Christine MARIN Nicole MENU
Messieurs
Philippe BIAIS Denis DELANNOY Lionel MAURAGE Jacques PAVOT
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